Time To Leave

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Sainte Parole

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HAHAHAHAHA MOUHAHAHAHA

Mercredi 4 janvier 2006

Sarko, hmm, encore un projet de loi pour l'immigration, encore une levée de bouclier chez les associations de défense de... beaucoup de choses. Mais au fait elle dit quoi cette loi, qui est qualifiée de rasciste? Elle dit qu'il faut pouvoir sélectionner les étrangers selon leur niveau de compétence et leurs motivations, et garder uniquement les meilleurs. Il faut aussi restreindre le regroupement familial (action de renjoindre son conjoint ou ses parents) et limiter les durées des cartes permettant aux étrangers triés de séjourner en France (et probablement d'autres choses, mais si on lisait les lois en entier, ça se saurait).


Rasciste? Pas vraiment, juste bien tordu. Une loi un peu retors qui ne manquera pas de poser problème. En fait je ne comprends pas l'action de dire que c'est une loi rasciste, en effet, si je dis que je choisis mes amis parmis les gens qui ont les mêmes centres d'intérêt que moi, suis-je rasciste? Non, élitiste par contre oui, mais en tout cas pas rasciste. C'est une loi qui ne devrait pas exister, certes, mais pas une loi rasciste. Mais évidemment, il y a des associations qui ont un business à faire tourner et des rascistes à trouver, même là où il n'y en a pas.


Il n'empêche, cette loi sent mauvais. D'abord, Sarkozy et sa troupe pense clairement que les étrangers sont source de problèmes dans la société, mais ils ont dû mal comprendre un truc, la plupart des jeunes qui sont à l'origine du chaos dans les cités sont français. Ce n'est pas en limitant l'immigration qu'on leur trouvera une solution, et là Sarkoza répond encore une fois à côté.
Cette loi est mauvaise aussi car chacun sa chance. Je veux dire, en France on a pas non plus que des petits génies sortis des science po'... Et de plus, il faut accorder une chance à tout le monde, mais aussi arrêter de tolérer les gens qui ne font rien et qui profitent des aides monstrueuses que l'Etat leur envoie.


Voilà, mes chers compatriotes d'étranger et d'outre-mer, je vous souhaite une année 2006 sous le signe, vous le savez maintenant, de la positive attitude.

Par Frankenstoun - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 janvier 2006


Comme le jour est fait pour le soleil, la nuit est faite pour les étoiles. La nuit, les étoiles devraient être reines et régner tranquillement sur le ciel, mais parfois elles se cachent, aveuglées par la lune qui d'ailleurs n'est pas blonde mais qui rayonne trop, ou alors, les étoiles sont effrayées, chassées par les lumières des Hommes.


Les Hommes ont pris la détestable habitude de vouloir tout le temps le soleil, de toujours vouloir avoir une lumière pour se réchauffer, comme si quelques longues heures de lumière par jour ne leur suffisaient jamais. Les Hommes veulent des lumières sur leurs vies, ils veulent toujours que leur chemin soit éclairé, même si, pour l'occasion, ils sont prêts à faire fuir les étoiles. Parce que, oui, les étoiles fuyent. Car non contentes d'aveugler les Hommes par la démesure de leur violence, les lumières artificielles se tournent aussi vers le ciel.




Ainsi, je marchais, la tête dans les étoiles. Fasciné par leur glaciale beauté, j'essayais de contempler chacun de ces soleil, chacune de ces planêtes qui peuplent notre ciel. Pourtant, j'étais systématiquement interrompu dans mon observation par des lumières parasites, qui m'aveuglaient autant qu'elles aveuglaient les étoiles. C'est ainsi que me plaisais à faire un détour par les ruelles les plus sombre, me sentant, ainsi, plus proche du firmament, plus proche de l'infini.


Photo: "Realistic Starfield" par Sirgerg (DeviantArt.com)
Par Frankenstoun - Publié dans : Divagations Transcendantes
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Mardi 3 janvier 2006



Début de rien, fin de tout. C'était donc là que tout devait se passer, dans un lieu aussi banal, peut-être que c'est là être marginal: avoir une vie différente dans un univers en tout point semblable à un univers de personne normale. Pourtant j'avais préparé mon esprit à ça, à se retrouver cloué au sol, mais alors à quoi servait la préparation? Peut-être à ne pas chavirer comme un navire malmené par des flots agressifs. Mais je n'avais pas prévu que ça se passerait comme ça, je n'avais pas prévu ces évènements, je n'avais pas prévu ma fascination devant ces traits pour lesquels je ne trouve pas de mot. J'ai un besoin maladif de prévoir dans ma tête, d'imaginer pour mieux me conditionner, et pourtant ça n'aura rien changé, j'ai quand même failli chavirer.


Je crois que j'aurais pu rester là une éternité, rester là pour toujours dans cet instant qui peut être cristallisé, rendu visible aux yeux du monde par les mots "bonheur" et "pureté". Pour moi, ce moment pouvait être éternel, mais peut-être que le bonheur est égoïste et qu'il ne veut pas se diviser, alors l'éternité n'a pas eu lieu. Et puis le monde réel semblait tenter de crever cette bulle qui nous entourait, et comme nous n'avions pas pu prévoir que nous allions créer cette bulle, le monde a gagné. Il a réussi à détruire cet instant, il a réussi à nous rappeler que nous devions continuer à vivre dans les règles imposées par cette vie.


Peut-être aussi que j'aurais pu mourir à ce moment là. Parce que finalement j'aurais gardé de la vie ces traits, ces ultimes traits. Il aurait mieux valu d'ailleurs que je meurre, que je me laisse entraîner par l'abysse qui m'appelait, mais le destin est cruel, il a l'espoir entre ses mains. Et maintenant j'espère.


Photo: "Apparition" par Marang (DeviantArt.com)

 
Par Frankenstoun - Publié dans : Divagations Transcendantes
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Mardi 3 janvier 2006

Elle est éphémère, tout d'abord, elle bouscule les gens, elle les rend misérables et faméliques mais elle s'en va toujours, pour le moment. Dans la masse des gens qui ont peur, ce sont souvent les plus forts qui succombent, car les faibles sont habitués à fuir la peur quand elle frappe à leur porte. La peur succombe souvent aux explications rationnelles des Hommes.



Lorsque la peur s'éternise, les Hommes cherchent à la rationaliser avec encore p
lus de véhémence, comme s'ils craignaient qu'elle prenne le dessus sur leur quotidien, comme s'ils n'ignoraient pas le terrifiant pouvoir de la peur, mais ils en ignorent tout. Ils se protègent d'elle car ils ont toujours vu leurs ancêtre en faire de même, comme si lutter contre la peur venait du fond des âges mais que plus personne ne savait pourquoi il fallait lutter. Pourtant les Hommes ne tardent souvent pas à comprendre pourquoi il faut lutter, mais il est alors trop tard pour résister.


Quand la peur se mue en terreur, alors il est impossible de vivre, impossible de bouger. C'est comme si on était pris d
ans une tourmente sans fin, comme s'il était impossible d'éclaircir le noir arrivé soudain sur le quotidien, comme si l'encre de la vie ne pouvait se diluer. Alors la terreur reste, ne part pas, s'éternise dans la vie et se met à avaler l'énergie des êtres vivant, la terreur est un sentiment vampirique.




Photo: "Vampire" par Edward Munch

Par Frankenstoun - Publié dans : Divagations Transcendantes
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Lundi 2 janvier 2006

Tiens, en naviguant sur les forums d'Over-Blog, j'ai vu pas mal de choses, mais il y en a bien une qui m'a rappelé combien j'aimais le monde dans lequel je vivais. C'est le combat des féministes acharnées, doublé du combat des jeunes preux et fougueux chevaliers toujours à la recherche d'une donzelle à sauver dans un château (pour que l'histoire soit marrante, la donzelle doit impérativement être très effrayée, sinon c'est moins "1 ke-tru 2 ouf gue-din"); bref, tout ça me fait bien rire et me donne (aussi) des pulsions meurtrières.



C'est très marrant de voir combien un peu d'humour (très) noir sur les femmes est mal pris, combien l'auteur se fait immédiatement torcher à grand coups de "on rigole pas avec ça" et autres arguments particulièrement solides et intelligents. C'est bizarre, si le même humour noir avait été employé contre les hommes, qui aurait levé le petit doigt pour dire "euh... excusez-moi mais sans vouloir vous déranger ou vous embêter j'aimerais savoir si c'est pas un peu pas sympa et un peu douteux?", hein, qui? Non, maintenant on ose pas, on se dit qu'on passe pour un machiste, parce que l'inégalité des sexes on nous fait croire que ça va toujours que dans un sens et que les femmes sont toujours les victimes et les hommes toujours les bourreaux. On nous la sert à tous les plats l'inégalités des sexes, simplement c'est pas en créant un déséquilibre de l'autre côté qu'on établira enfin quelque chose de stable.



Bon, il y a encore plus drôle que les féministes acharnées, professionnelles de la gachette facile, reine du crachat et du "on rigole pas avec tout", oui, encore plus marrant et plus caucasse: le preux chevalier. Alors la c'est encore pire, encore plus inutile et... comble, c'est une vision machiste des choses. Bref, attaquons: le preux chevalier est l'archétype du macho, même si, en apparence, il se cache bien. Pourquoi macho? Parce que le jeune homme (un petit merdeux pareil est toujours jeune) croit que les femmes ont besoin d'hommes pour les défendre, parce qu'il croit que les femmes sont faibles et donc qu'ils doivent les défendre contre l'adversité, qui, on le sait, est une salope, c'est connu. Oui, sous ses airs de défenseur des femmes, c'est tout le contraire. C'est le défenseur du principe idiot qui dit que les hommes sont forts.



Par contre, et là encore je coince, si une femme  met une baffe dans la gueule de son copain, qui viendra défendre le copain? Forcément si les rôles sont inversés le copain se fera attaquer de toutes parts par des preux chevaliers, quelque soit la raison de la baffe. Principe idiot du "on ne tape pas une femme". Et ça aussi c'est l'égalité des sexes... mais pas forcément dans le même sens.



Bon, pour terminer, un petit mot (en fait plein de petits mots) sur le sujet des violences conjugales. Là encore les hommes passent pour systématiquement bourreaux. On ne nous montre QUE des femmes maltraitées, or qu'en est-il des hommes blessés par des mots, ou même par des coups mais comme on dit toujours que les femmes sont incapables de violence elles finissent par le croire? Ah, là c'est silence radio, c'est clair, c'est moins télégénique de dire qu'il y a des femmes bourreaux. Parce que c'est vrai, la guerre c'est les hommes, les fleurs c'est les femmes.

Par Frankenstoun - Publié dans : Divagations Transcendantes
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Lundi 2 janvier 2006

Bientôt ça changera, bientôt tu seras repartie vers là-bas, bientôt je viendrais te voir. Parce que.


Que de lumières aveuglantes, que d'artifices pour ne pas oser se montrer.


Peut-être bien que le soleil est trop aveuglant lorsqu'il se montre pour que je prenne le risque de m'ouvrir à lui. Peut-être aussi que je n'ose pas exposer mon âme à sa lumière.



La porte est ouverte, qui se risquera ici? Qui se risquerait dans mon univers étrange qui vit au gré de mes humeurs? Personne, depuis longtemps. Ce n'est pas de la solitude, juste le sentiment qu'on a rien à offrir, le sentiment qu'on vit dans un univers qui n'a aucun attrait pour l'autre, tant pis.


Des fois, de voir cet arbre mourir chaque mois, chaque année devant ma fenêtre ça me donne envie de ne plus du tout avoir de fenêtre. Je n'ai de toute façon plus beaucoup d'arguments pour ouvrir mes volets le matins, comme si peu à peu je cédais à l'argumentation d'une autre partie de moi; c'est comme si j'étais divisé et que la partie rationelle qui a besoin de lumière perdait peu à peu pied, se noyant dans un curieux mélange de paranoïa et de... je ne sais pas.


Ma porte est fermée, de toute façon personne ne serait rentré, et puis, je ne veux pas être dérangé.


Pourquoi aucun n'oiseau ne s'envole? Pourquoi dois-je vivre au milieu de ces tonnes de bétons qui massacrent chaque jour un peu plus les miracles de la nature avec un manque d'imagination évident?



Forcément.



C'est calme, où sont-ils tous? Partis se déchirer, se battre comme des chiffonniers alors qu'ils voulaient se prouver que leurs vies n'étaient pas broyées.
Par Frankenstoun - Publié dans : Divagations Transcendantes
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