Time To Leave

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Sainte Parole

Nouveau
 "Sac à Cadavre"
100% Biodégradable

HAHAHAHAHA MOUHAHAHAHA

Divagations Transcendantes

Mercredi 4 mai 2005

Aujourd'hui je suis assis sur cette chaise, sûrement la dernière de ma vie. Je me fais vieux, trop vieux. Cette lettre fini l'oeuvre d'une vie gâchée par les atrocités de la guerre. Je ne suis pas là pour vous parler de la guerre, je ne suis qu'un homme modeste qui n'a que la prétention de finir sa vie le coeur léger.

 

C'était en mai 1918, la fin de la guerre était prévisible. Je ne l'avais pas vécu, trop loin des lignes de front, ma petite ville du centre de l'allemagne avait été totalement épargnées, nous n'avions même pas reçu d'ordre de mobilisation, sans doute un oubli de l'administration. De toute façon, les jeunes étaient très peu, les jeunes garçons encore moins, dans cette localité trop tranquille. Mais comme la guerre se finissait et que les troupes venaient à manquer à l'Allemagne, ils cherchèrent partout des garçons d'une vingtaine d'année. Je n'avais que 19 ans mais en paraissait 25 environ.

 

Nous nous doutions bien que cette vie ne durerait pas, en effet, de plus en plus de lettres de Berlin annonçaient une mobilisation des "nouveaux effectifs" qui serait menée par des officiers de l'armée allemande durant les prochaines semaines. Ce fut un jour pluvieux de septembre qu'une voiture s'arrêta au centre du village. Un homme en uniforme en descendit lentement du véhicule avant de se poster fièrement au milieu de la petite place, il demanda alors à son assistant de coller des affiches partout dans les rues afin de prévenir qu'on viendrait chercher les nouvelles recrues quelques semaines plus tard.

 

Au jour dit, nous avions faits nos valises, nous ne nous faisions pas d'illusions, la guerre était proche de la fin, nous n'aurions pas à beaucoup combattre avant la capitulation. Une fois rassemblés sur la place, sous un soleil timide, nous fûmes appelés par l'officier. Deux gamins de 17 ans furent écartés, les autres, une dizaine de jeunes gens, partirent avec moi pour le centre de Leipzig. Je ne me souviens plus du voyage, la seule chose que je sais c'est que nous fûmes parqués, nous, jeunes de la campagne, au milieu d'une place déserte. Nous attendîmes, combien de temps? Je ne sais plus, mais je sais que ce laps de temps me parut une éternité.

 

Enfin, on vint nous chercher pour nous emmener en périphérie de la ville, quelques soldats de services mal à l'aise de devoir nous conduire nous servirent d'escorte jusque vers la banlieue. Au milieu d'un quartier aisé, se dressait un bâtiment dont je me rappelle avec peine. Le seul souvenir que j'ai de cet endroit est cette humidité qui se dégageait, puis cette sensation désagréable qu'un sale boulot nous attendait, nous avions la tête de l'emploi dans nos habits de civils généralement troués et trop courts. Certains du groupe plaisantaient à propos de tout et n'importe quoi, mais mon regard était fixé sur ces voitures dont les portières étaient renforcées et les vitres remplacées par des barbelés. A quoi pouvaient-elles servir?

 

Mes interrogations furent dissipées quand un homme d'un certain âge, trop vieux pour aller au front, me dis-je, s'approcha de nous pour nous indiquer l'endroit où nous devions revêtir nos uniformes. Quelque chose n'allait pas, pourquoi n'avions-nous pas de dortoir? Peut-être étions-nous de passage ici? Je n'en savais trop rien. L'homme nous demanda d'aller revêtir immédiatement nos uniformes et de nous rassembler ensuite dans la cour. Nous nous dirigeâmes donc vers les baraquements où se trouvaient nos uniformes. A en juger par son apparence, le complexe dans lequel nous nous trouvions n'avaient pas été entretenu depuis des années et le stade de l'insalubrité était presque atteint. En entrant dans la grisaille du bâtiment B où étaient entreposés les affaires nécessaires, je remarquais encore cette humidité présente et envahissante. Dans le hall du bâtiment, sur une rangée de tables en bois usé, étaient posés nos uniformes, il y avait 5 uniformes de chaque taille.

 

Un peu étonnés de ne voir aucun garde, nous prîmes tranquillement un uniforme chacun avant de l'enfiler tout aussi tranquillement. En moi, je resentais le doute, pourquoi un uniforme si le front est à une centaine de kilomètres? Je ne trouvais pas de réponse, mais je n'imaginais encore rien de ce qui allait m'arriver. Une fois dans la cour, on ne nous fit même pas nous mettre au garde-à-vous, le vieil officier qui nous avait accueilli paraissait encore plus dépité que quelques instants plus tôt. Il avait un regard de plus en plus triste à mesure qu'il regardait nos têtes de gamins de la campagne allemande. Soudain, deux soldats arrivèrent, chargés de fusils. Ils les déposèrent devant notre groupe, puis, l'officier se mit à parler d'une voix forte, mais un peu tremblante. De son discours, je ne me souviens plus de grand chose, les années sont venues à boût des détails trop précis. Une seule phrase me revient souvent: "L'Allemagne a besoin de vous, votre devoir est de servir votre pays." Si j'avais su à quoi revenait 'servir son pays' je me serais exilé.

 

Après ce discours qui devait nous rester dans la tête au minimum une heure, il nous commanda de nous équiper d'un fusil. Il nous expliqua comment s'en servir et nous mit en garde, ils étaient déjà chargés. Encore une fois, mon apréhension augmenta, pourquoi? Pourquoi ces fusils chargés alors que nous n'étions pas prêt d'affronter des ennemis? Après avoir pris nos armes en main, on nous conduisit derrière les barraquements. Là, au milieu des herbes folles, se dressaient, au premier plan, 5 poteaux et derrière, 3 autres lignes semblables. Cette fois-ci, plus de doute, nous allions belle et bien accomplir une basse besogne. A l'époque, je n'étais pas conscient des horreurs de la guerre, je n'en savais que trop rien. Mes centres d'intérêts étaient à des lieues de celà, la campagne était mon monde, je n'en avais pas d'autre. J'allais en payer le prix fort.

 

On nous groupa par quatre, j'étais avec trois garçons dont les deux gosses de la boulangère qui étaient des amis d'enfance, pourtant, personne ne disait mot. Les liens qui nous unissaient disparaissaient sous le fracas des aléas d'un monde que nous ne comprenions pas bien. On nous plaça à quelques mètres du premier poteau, de sorte qu'on ne puisse rater notre cible. Dans ma tête tout se chamboula, je sentais que ma vie allait changer ici, je ne peux nier avoir eut envie de fuir, mais la traîtrise ne me paraissait pas une bonne idée. Alors je me souvins des paroles de mon père: "Quand tu fusilles quelqu'un, il y a une chance sur quatre pour que ce soit toi..." Ces paroles ne me rassurèrent pas, il y avait trois lignes, donc une chance sur quatre pour que ne tue personne, mais tuer qui? Des traîtres? Des innocents? Des ennemis?

 

Mes réflexions furent troublées lorsque le clairon retentit. On fit entrer les quatres premiers condamnés, à la vue de leurs uniformes, je faillis soudain. Des Allemands... On allait donc tuer nos compatriottes, cette issue était inimaginable, des ennemis, on aurait pu, mais là... La voix de l'officier retentit soudain, interrompant encore mes sombres pensées. Le son de sa voix n'était qu'une bouillie innaudible, de toute façon, je savais ce qui me restait à faire: lever mon fusil et attendre le prochain cri venant de mon supérieur. Ce deuxième cri ne se fit pas attendre, alors je pressai le détente de mon fusil, presque trop lourd pour ma carrure faiblarde. Le bruit fut assourdissant, et quand la fumée se dissipa, je réalisai que je n'avais même pas pris la peine d'observer celui que j'allais tuer. Il n'était pas plus vieux que moi, peut-être même plus jeune. Il avait les yeux bandés et la poitrine ensanglantée, sa tête tombait mais ses liens le retenaient de s'écrouler.

 

La vue de ce gamin, mort, me dégouta profondément, pourtant il allait falloir recommencer. Le vieil officier nous intima l'ordre d'avancer jusque vers la seconde ligne de poteaux. Nous passions donc juste à côté de nos victimes, bien que le tueur n'était pas identifié, je savais que tout le monde s'imaginait être le bourreau, j'en faisais partie. Tuer est bien plus simple qu'on le croit, il suffit d'appuyer sur un bout de fer et la mort s'abat, mais supporter ses actes, à moins d'être fou, est impossible. Je vis donc encore une fois ce visage, presque serein, ce gosse, là, sur son poteau d'exécution, cette image resta ancrée dans ma mémoire pour toujours. En arrivant en position de tir pour éliminer notre second compatriotte, on fit entrer les cinq hommes qui allaient se faire fusiller. Cette fois-ci, notre victime était plus âgée, mais malheureusement, j'eus le temps d'apercevoir son regard avant qu'il ne se fasse bander les yeux. Il avait le teint pâle mais un regard bleu-vif. Durant une fraction de seconde, il posa son regard sur moi, j'étais plein d'admiration pour ce jeune homme qui affrontait la mort en face et sans détour.

 

Encore une fois, la voix de l'officier, encore ce fusil levé, mais cette fois, je sentis ma main faiblir. J'avais une peine incroyable à peser cette détente et je cru que son poids s'était décuplé. Finalement, je réussis à appuyer cette maudite gachette dans les temps, mais, alors que la victime avait visiblement sucombée, je m'écroulais lourdement sur le sol, perdant conscience. Le vieux garde-chiourne ne me remarqua pas, mais un des fils de la boulangère qui faisait partie du même groupe que moi tenta de me relever, mais rien ne pouvait me tirer des ténèbres qui m'avaient envahies, je cru un instant que ce n'était qu'un cauchemar, que j'allais me réveiller, mais ce fut un coups de pied du vieil officier qui me tira de l'inconscience.

 

Il me hurla de me lever, ce que je fis avec grand peine, il se remit alors à son poste et attendit. Mes camarades étaient déjà à la victime suivante qui, elle, avait les cheveux bruns et tremblait de toute part. J'arrivais enfin à leurs côtés. Le dernier, pensais-je en levant une dernière fois mon fusil. A travers le viseur de mon arme, je voyais de grosses goutes de sueur perler sur le front du futur exécuté, il avait dû attendre plusieurs minutes qu'on me fasse relever et l'attente de la mort dans ces cas doit être encore plus horrible, plus cruelle... Malgré celà, il demeurait conscient et semblait presque impatient, tant la position qui lui était infligée était déplaisante et humiliante. Enfin, le vieux nous cria de tirer. Cette fois, la moiteur de mes mains fit glisser mes doigts, dans un instant qui sembla une éternité, j'eus l'impression que mon doigt ne voulait pas appuyer sur cette gachette, mais au final, le coups partit quand même.

 

Après ces exécutions, on ne nous donna aucune information, rien. Un garde nous demanda de remettre nos uniformes civiles et de lui rendre les fusils, ce que nous fîmes, non sans étonnement. On nous lâcha à la sortie des barraquements sans un mot. Là, certains se mirent à courir vers le centre de Leipzig, d'autres, dont moi, s'écroulèrent sur le sol, attérés par leurs propres actes. Pourquoi nous? Pourquoi? Nous avions tués alors que nous n'avions jamais vu d'arme, sinon que dans un manuel d'histoire. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, sur le bord de la route, allongé à même le sol. C'était surréaliste, jamais je n'aurais imaginé vivre quelque chose comme ça.

 

Du reste je me souviens plus, mais je sais que j'ai attéri à Hambourg, et que j'ai finis docker, à l'opposé de cette histoire, loin de toutes ces attrocités. Malgré celà, le passé vous rattrape toujours, et il ne m'a pas manqué. J'ai subis le calvaire, je tentais de me rassurer en me disant que ce n'était pas moi qui l'avait tué mais le doute était trop grand et je finissais toujours par revenir à la même évidence: j'avais tué mon semblable. Je n'ai jamais raconté cette histoire, j'ai attendu aujourd'hui. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi j'ai attendu, peut-être la honte, sûrement la honte, mais les nuits de mon existence ont été envahies par ce jour maudit où j'ai été condamné à 'servir l'Allemagne'.

 

Voilà, histoire banale, d'un jeune homme trop tranquille, histoire à présent d'un vieillard modeste qui s'en va en paix, le coeur soulagé d'avoir enfin transmit l'évènement de sa vie, pour que la peine soit moins lourde.

 

A tous les 'fusillés pour l'exemple'.

Par Frank'
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Mercredi 4 mai 2005

De toutes les terreurs de ce monde, de toutes les peures envahissantes, de toutes les frayeurs et cauchemars, il est un mal qui les vainc tous. Ce fléau ne se répend pas par la violence, il n'est pas une rupture brusque du quotidien, et c'est peut-être ça qui le rend si terrible. De par sa nature, ce mal est une souffrance discrète, invisible pourtant bien présente, comme l'agonie difficile d'une fin de vie.

Ce mal si terrible, ce cauchemar, est le silence. Angoisse traumatisante, le silence s'installe toujours après le dialogue, il est tout d'abord pesant, mais ce n'est là que le prélude d'une période bien plus terrible. Les évènements qui suivent sont encore plus éprouvants que cette sentation de manque d'air, plus horribles encore que ce poids sur nos épaules. L'espoir. Voilà un beau mot, mais qui, dans les circonstances actuelles, conduit à la perte pure et simple du contact humain et par là même, de l'humanité de celui qui subit le silence. L'espoir, donc, d'un renouveau, l'espoir que le vide n'est que passagé, il ne s'agit là que d'une pure illusion qui rend la chute encore plus difficile et dure à accepter. Car le silence, une fois installé, ne quitte plus ses malheureuses victimes, tel un cancer se propageant dans l'organisme pourtant bien rodé des relations.

 

Après avoir été pesant, avoir été désillusion, le silence devient le théatre sombre des pires représentations que l'esprit peut produitre, on cherche le bruit, les cris, on ne trouve qu'une bouille à peine audible, car si le silence du corps est terrible, celui de l'esprit est le démon des hommes sensés de ce monde. Pour combler le vide, on s'assourdit mais rien n'y fait, le silence est un prédateur trop efficace pour être combattu, le bruit ne guérit aucun maux et la fatalité s'installe.

 

Lors des nuits de ténebres qui ne sont que le résultat de l'isolement dû au silence, lors de ces nuits tourmentées où tout se mélange et où le sommeil relève du calvaire, on se prend à rêver. D'abord les rêves fous de la fin de l'hiver, de la fin de cette barrière invisible et pourtant opressante, on imagine comment la parole reprendra ses droits, comment on abordera les premiers échanges, tous ces rêves font partie de la terrifiante machine qui se met en route dans le seul but de faire tomber ses victimes dans une éternité de douleur silentieuse, toujours.

 

Après ces rêves tintés d'espoir et de naïveté candide, commencent les souvenirs. Brefs, courts, intenses. Alors que la fièvre de la démence prend le dessus, les discussions passées refont surface. Maigres instants, que dans ce lit d'agonie qu'est la solitude, on juge bonheur exrême, mais qui, parce qu'on ne les estimait pas assez privilégiés, n'ont pas été gardés intactes, et qui ce, à cause de ça, encore plus fous et utopistes.

 

Toute cette triste machinerie ne fait pas d'exeptions, n'épargne personne. Il serait faux de croire que le silence peut-être brisé d'une liasse de billets, non, le silence est bien trop cruel, bien trop froid pour faire des distinctions.

 

à L.

Par Frank'
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Vendredi 6 mai 2005

Un silence profon reigne dans la maison luxueuse des Smith. Dehors, le temps est radieux, Madame Smith prend son bain de soleil quotidien dans le petit, mais néanmoins parfaitement entretenu, jardin de la demeure famillale. Tout est tranquille, dans cette petite banlieue de Los Angeles, tout a toujours été tranquille. Il faut profiter du calme: Lara n'est pas encore de retour.

Lara? C'est la terreur de la petite localité, l'enfant trop gâtée, la râleuse. Tout le monde, en son for intérieur la déteste, mais personne ne peut lui résister, car Lara a ce qu'on appelle "charme", un sourir angélique de la gamine de trois ans et le guerrier le plus endurci lui tomberait à genou. Lara est comme ça, râleuse mais charmeuse, gâtée mais détestée, une somme de contradiction pour un être au final inexplicablement attirant.

Soudain, la trève instauré par l'absence de Lara se rompt, d'un coup, dans un fracas de porte qui claque. L'enfant arrive, avec son regard inquisiteur et ses airs de reine, suivie par son 'disciple': son propre père qui parait, sous le poids des affaires de Lara, un serviteur dévoué. La quiétude est brisée, chacun doit être à son post, il faut que la princesse soit accueillie parfaitement. Avec un zèle commun à ceux qui cherchent la promotion, madame Smith informe sa fille d'un anniversaire le lendemain. Malgré le coeur qu'elle y met, rien n'y fait, Lara s'en fiche éperduement. D'ailleurs, elle a mieux à faire, il faut qu'elle se nourisse, pour ça, elle crie à tue-tête qu'elle est sur le point de mourir pour cause d'absence de nourriture.

Après un copieux goûter, Lara se dirige vers les grands escaliers de la maison afin d'accéder à la salle de jeux située au dernier des trois étages de la bâtisse. Au milieu de tous les jouets aux couleurs aussi éclatantes que diverses, se trouve un pantin, presque quelcquonque. Il traîne là, avec ses bras balants et sa peinture écaillée. Oui mais c'est LE pantin de Lara, et c'est d'ailleurs son jouet préféré.

La fillette s'assure qu'il n'y a pas de nouveau jouet à se mettre sous la main avant de sautiller gaiement vers le pantin.Elle le saisit par les ficelles et commence à le faire se déplacer. Longuement, elle lui parle de tout et de rien, prenant plaisir à diriger ce bout de bois. Puis, elle entend sonne à la porte, un bref coup d'oeil à la fenêtre: Marie, la voisine est sur le proche, Lara jette alors le pantin et dévale les escaliers pour rejoindre son amie.

Le lendemain, c'est le jour où passe la femme de ménage. Alors que celle-ci nettoie la salle de jeux, elle remarque le pantin. Intriguée de voir un jouet aussi délabré traîner dans une aussi majestueuse maison, elle décide de le montrer à madame Smith. Lorsqu'elle le voit, Madame Smith ne peut s'empêcher de pousser un petit cri, comment? Comment sa fille pouvait-elle posséder un tel jouet? Mystère. Sûrement un ami, pense-t-elle, oui on l'aura oublier là. Elle le fait immédiatement jeter aux ordures.

A son retour de l'école, Lara prend son goûter avant de monter dans sa chambre pour se préparer à aller à l'anniversaire. Sa mère lui crie qu'elle a une demie-heure d'avance et qu', ainsi, elle peut jouer un petit moment. Lara s'exécute et monte les marches de l'escalier quatre à quatre. Lorsqu'elle arrive dans la salle, elle cherche du regard son pantin, mais elle ne trouve rien. Elle cherche désespérément, mais rien. Elle descend alors interroger sa mère:

"Où est mon pantin?"

"Ah, 'ça'? Je l'ai jeté, il était très vilain tu sais..."

"Jeté? Mais... Dommage, il me divertissait bien... quand je n'avais rien à faire"

Par Frank'
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Mardi 9 août 2005

 

Depuis toujours, l’Homme tente d’expliquer ce qu’il ne comprend pas. Il est impensable de ne pas pouvoir donner un nom à un phénomène naturel, il est impensable pour l’Homme « savant » de ne pas comprendre tout ce qui l’entoure. Aujourd’hui encore, on donne des noms à certains comportements d’animaux, par exemple, pour tenter de les expliquer, sans toutefois qu’il soit avéré que ces comportements sont la réalité. L’Homme préhistorique tentait d’expliquer ce qu’était le feu, l’Homme de l’antiquité voulait savoir d’où venait la foudre, pour combler ces lacunes, on a créé des mythes.


Ces mythes tentent d’expliquer les saisons par exemple, avec des mythes assez semblables dans toute l’Europe, qui, souvent, expliquent l’hiver par une absence de la déesse. Le tonnerre avec Zeus chez les Grecques et Thor chez les vikings s’apparente à la colère du dieu sus-cité.


Puis, à partir de la fin de l’antiquité, vint Dieu. Bénédiction ou malédiction ? En fait Dieu réunit tous les anciens dieux du panthéon polythéiste, il est responsable de la création, tout comme les vikings disaient que le monde avait été créé à partir de morceaux de géants. Dieu a créé les hommes, oui mais voilà. Dieu est une puissance absolue, et certains chrétiens ont cru bon d’imposer la puissance de Dieu aux peuples païens, parfois (souvent) par la force. En fait, croire en Dieu c’est comme croire au panthéon de dieux antiques, à part que Dieu est particulièrement mal servi par une Eglise totalitaire. En fait, l’Eglise a transformé un simple mythe en une vérité absolue pour tous les hommes vivant sur terre. Au-delà du message de la Bible, l’Eglise a fait de ce texte une sorte de parchemin de vérité. L’Eglise a fait du prophète Jésus une divinité, devant ainsi la première religion polythéiste se revendiquant monothéiste. En effet, Jésus n’est pas le messie, il est juste un porteur de la « parole » de Dieu, simplement, l’Eglise en a fait une divinité. Jésus est le contraire, selon moi, du bon serviteur de Dieu ; il s’est laissé acclamé en temps que messie, en cela, il n’est rien de moins qu’un despote. 


L’Eglise a oublié que Dieu est comme tous les autres mythes : destiné à représenter la Nature. En réalité, Dieu et Thor sont liés, Dieu et Zeus le sont également. Croire en Dieu est malheureusement devenu associé à l’Eglise. Pourquoi ? Parce que l’Eglise se veut garante de la sagesse et unique passage pour croire en Dieu. Aujourd’hui, il est inconcevable de croire en Dieu sans le prier. Selon moi, les prières sont aussi vaines que de croire à la télépathie, il ne sert à rien de prier, il faut respecter l’œuvre de Dieu, l’œuvre de la Nature. Simplement cette vision ne concorde pas avec celle de l’Eglise qui veut avoir le monopole de la croyance, l’Eglise n’a rien de spirituel, c’est un groupe de fidèles qui veulent avoir un maximum de croyants tout cela dans le but de gagner plus de pouvoir. Comment expliquer qu’aujourd’hui l’Eglise déclare « La Chine est une manne de croyants potentiels » ? Où est le spiritualisme ? Après ça, il est normal que certains veuillent se plonger dans le satanisme afin de contrecarrer cette logique démente qui consiste à faire de l’Eglise une machine à sous plutôt qu’une vraie entreprise spirituelle et tolérante. L’Eglise a voulu faire taire ceux qui ne croyaient pas à Dieu en temps qu’être mais en temps qu’image de la Nature en les traitant d’Hérétiques et en les faisant brûler. Certains de ces « Hérétiques » étaient en fait des chrétiens plus portés sur la spiritualité et croyaient en Dieu mais pas en les mensonges de l’Eglise, ils furent brûlés.

Je parlerait sans doute de l’Inquisition dans un autre article pour étayer ces propos, cependant il faut garder à l’esprit que l’Eglise n’est PAS la chrétienté. De même, les ultras religieux Juifs appelés Loubavitch ne sont PAS la religion Hébraïque. L’œuvre de Dieu ne se trouve pas dans une église ou dans une synagogue, mais dans le monde qui nous entoure, alors oui je crois en Dieu, dans le sens où c’est une métaphore pour désigner la Nature.
Par Frankenstoun
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Dimanche 14 août 2005

2050 : « Mesdames et messieurs, nous vous prions de bien vouloir regagner le compartiment C de la navette, le départ est fixé dans 20 minutes. Nous vous rappelons que, pour préserver cet espace de toute pollution, il est interdit de vous débarrasser de quoique ce soit, des poubelles se trouvent sur l’aire d’atterrissage, merci de votre compréhension »

 

Myriam débranche son micro, elle en est à son trentième voyage Terre/Lune. Depuis 2025, ces vols sont devenus monnaie-courante, aujourd’hui, 800 touristes ont encore fait le voyage. A chaque fois qu’elle s’embarque pour la Lune, Myriam éprouve un sentiment étrange de se retrouver ailleurs, loin de ses problèmes. En somme, Myriam est une éternelle touriste, pour qui ce métier représente une aubaine. L’équipage est composé de 5 personnes, donc 2 hôtesses. Myriam en est une, le reste, c’est le commandant (un homme qu’elle sait aussi dur qu’intraitable), le copilote (un jeune assez peu obéissant) et un technicien qui s’occupe des réacteurs. Dans sa carrière, Myriam n’a jamais vécu d’incidents, une aubaine, depuis 2035, les accidents se sont multipliés, parfois avec des conséquences dramatiques.

 

Aujourd’hui, le commandant a averti : «Au retour, il faudra sûrement réparer, durant le vol .» Ce genre de manœuvres est très risqué, même si toutes les précautions sont prises, un risque important subsiste. Myriam sait que c’est le technicien qui devra sortir cette fois, un réacteur endommagé. Rien de bien grave… en théorie.

 

Le décollage se fait sans encombres, tout semble aller bien, à quelques heures de rentrer dans l’atmosphère, la voix du commandant, in habituellement nerveuse, se fait entendre : « Une réparation va être effectuée dans les prochaines minutes, il n’y a rien de grave… » le commandant semblait vouloir poursuivre, mais il s’était interrompu, avant de couper la communication avec le compartiment C, celui des passagers. Myriam remonta vers le compartiment B, afin de se préparer à d’éventuelles secousses occasionnées par la remise en marche, toujours brutale, d’un réacteur, éteint pendant la manœuvre. De son siège aussi dur qu’étroit, elle pouvait apercevoir le technicien, arrimé à la navette entrain de couper et d’assembler des câbles. Soudain, il fut projeté en arrière par un violent cour-jus. Il semblait inconscient, pendant à son harnais dans le vide infini. Myriam fut prise de panique, sachant que le compartiment C n’avait pas de hublot, le commandant ne jugea pas nécessaire d’avertir les passagers de la situation tragique qui se déroulait à une paroi de navette de là. Myriam monta dans le compartiment A, afin de se rassurer sur le fait que le sauvetage du malheureux technicien était en cours ; le commandant semblait extrêmement nerveux. Il se retourna vers son copilote, sans même remarquer la présence de Myriam : « C’est foutu, on le repêche pas, il est fini. » Myriam était tétanisée : comment pouvait-on laisser un homme, sans doute encore vivant, pendre dans l’espace et lui promettre une mort certaine dans le passage dans l’atmosphère. Elle regarda par le hublot du cockpit et vit alors le technicien se remettre à bouger, lentement. Elle eut alors un instant d’égarement avant de se ruer vers le commandant et de lui dire : « Il est vivant ! Allez le chercher » mais elle parlait à un mur. Elle se redirigea vers le hublot et vit alors un spectacle tragique, l’homme tentait à présent d’ouvrir le sas de sécurité pour rentrer dans la navette et il accélérait ses mouvements à mesure qu’il voyait la terre se rapprocher.

 

 « Retournez dans votre compartiment, mademoiselle, nous entrons dans l’atmosphère » dit gentiment le copilote. Myriam redescendit dans le bloc B mais jura de ne pas regarder l’horreur qui se tramait dehors, soudain elle fit un vague mouvement de la tête vers le hublot et là elle vit : le technicien avait la combinaison qui se déchirait doucement, son visage semblait brûler, il se débattait avec l’énergie du désespoir. Retournant sa tête, pudiquement, Myriam se mit à pleurer. L’atterrissage se fit sans encombre, mais quand elle regarda à travers le hublot, elle vit qu’il ne restait du technicien qu’une combinaison calcinée et, à travers la visière de l’homme, elle vit un reste de visage, sans yeux, sans bouche, le crâne apparent.  

 

Rêvé le 14 août 2005, aux alentours de 9h
 
Par ....
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Mercredi 7 septembre 2005



Loin de la demeure des dieux
Loin d'Asgard et de Midgard
Subsistent des terres abandonnées
Les hommes n'osent pas s'y risquer
Milles dangers y rôdent
Mais là dort une légende du peuple en exile
Il est dit qu'ils furent esclaves
Il est dit que le désert les abrita
Et qu'ils renouvelèrent un pacte avec un dieu
Il est dit qu'un jour ils peupleraient le désert
Leurs fils seraient aussi nombreux que les étoiles
Leurs cultures seraient florissantes
Ainsi va la légende des exilés
Parcourant le monde
Cherchant leur terre
Indéfiniment...




 
Par ....
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